6 milliards de dépenses prévues pour le Black Friday

Source : LSA 29 octobre 2019 – Étude RetailMeNot


Selon une étude de RetailMeNot, 5,970 milliards d’euros vont être dépensés en France à l’occasion week-end du Black Friday 2019. Soit une augmentation de 4,1% par rapport à 2018. L’e-commerce dépassera pour la première fois le seuil du milliard avec une hausse de 10,4 % mais ne représente que 18 % de ventes totales. A l’échelle européenne, la prévision est de 30,51 milliards. Soit une hausse de 3,6%.

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Ces chiffres vont à l’encontre de certaines idées reçues.
Tout d’abord, si le Black Friday est plutôt perçu comme une opération on-line, ce circuit ne pèse que 18 % des ventes, ce qui reste toutefois très supérieur à son poids habituel dans la consommation. Mais c’est bien dans les magasins que l’essentiel des ventes est réalisé.
Autre révélation, les ventes du vendredi ne représentent que 26 % des ventes en magasin et 31 % en ligne. Il s’agit donc plutôt d’un « Black Week-end » (prolongé).
Enfin, la croissance des ventes, si elle est confirmée reste assez modeste : 4,4 %. C’est beaucoup mieux que la croissance moyenne mais loin de l’explosion que l’on pourrait imaginer avec le matraque publicitaire actuel, il est vrai assez difficile à supporter.

Au moment où cet événement est assez brutalement contesté par les milieux écologistes et anti-consommation, on peut se demander si le choix de la distribution classique d’exploiter cet événement est pertinent. En fait, les défauts attribués de façon un peu sommaire au Black Friday sont ceux reprochés au commerce électronique en général : nuisible à l’environnement (emballages, livraisons), trompeur (prix de référence aléatoires), mauvais contribuable, destructeur d’emplois et incitatif à la surconsommation …

Les magasins peuvent ainsi être des victimes collatérales d’éventuelles mesures légales restrictives et surtout d’un mouvement de défiance des consommateurs. Mais par quoi le remplacer ? Un événement autour de la consommation responsable ? Pourquoi pas, sachant que ce n’est pas nécessairement incompatible avec des opérations hard-selling. Beau sujet de réflexion.

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