Un BOGOF sur le Beaujolais nouveau

Source : un supermarché d’une grande enseigne nationale


Voici une opération attractive remarquée dans un supermarché de la région parisienne : un « bogof » sur le beaujolais nouveau ! Attractive mais à priori non autorisée, puisque les remises sur les produits alimentaires ne peuvent aujourd’hui dépasser 34 % !
Comme le laisse supposer l’affiche artisanale et la faute d’orthographe (‘ »la moins cher des deux »), o l’opération a du être conçue localement pour épuiser un surstock ponctuel.

Beaujolais nouveau

> Décryptage promotion

Pour déterminer la légalité d’une telle opération, il faut se référer aux lignes directrices de la DGCCRF que nous avons déjà analysées sur notre site.

Les avantages promotionnels, pour un produit déterminé, ne peuvent pas être supérieurs à 34 % du PVC. Bien sûr, on pourrait arguer que la remise porte ici sur une catégorie de produits et non sur un produit déterminé. Ce serait un peu tiré par les cheveux ! En effet un acheteur peut bien bénéficier de 50 % sur l’achat de deux produits identiques.

La directive précise par ailleurs que n’est pas concernée l’offre d’un produit différent pour un ou plusieurs produits identiques achetés (vente avec prime). Mais il est possible ici de bénéficier de l’offre sur deux produits identiques. Il aurait donc fallu préciser « 1 bouteille de beaujolais de marque différente offerte ».

Autre possibilité pour justifier la légalité de l’opération : jouer sur le caractère périssable du produit. En effet, ne sont pas concernés « les avantages promotionnels portant sur des produits périssables dès lors qu’ils sont menacés d’altération rapide. Or, selon des sources concordantes, le beaujolais nouveau peut se consommer pendant une année…. Autre condition, là ici respectée, l’avantage promotionnel ne doit faire l’objet d’aucune publicité ou annonce à l’extérieur du point de vente ».

En résumé, l’opération est un peu limite juridiquement parlant, même si quelques arguments pourraient être avancés pour la justifier. Les enseignes auraient toutefois intérêt à mieux informer leurs adhérents, franchisés, ou gérants des nouvelles contraintes.

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