La banalisation des soldes

Source : Étude Opinionway – LSA 7 janvier 2020.


Les soldes d’hiver 2020 ont débuté le 8 janvier avec une nouvelle durée de quatre semaines, contre six auparavant. Bonne occasion pour s’interroger sur ce que les français pensent des soldes, notamment par rapport à la promotion.

Pour 85% des Français, la période des soldes n’a plus rien d’exceptionnel, en raison de la permanence perçue des promotions. Pour 73% d’entre eux, il est très difficile de faire la différence entre soldes, promotions et ventes privées.
Mais ils y restent très attachés puisque 56 % disent les préférer aux promotions et 37 % les attendre avec impatience.

74 % considèrent que la nouvelle durée est une bonne chose. Tout d’abord parce que pour 66 %, 4 semaines semblent suffisantes pour en profiter.

Deux autres séries de raison sont avancées.
Marketing. Pour 43 %, cela permet de réaffirmer le caractère exceptionnel des soldes et pour 37 % réaffirmer le sens du prix du produit.
Développement durable. Pour 34 %, cela permet de lutter contre la surconsommation et pour 22 % de réduire les sollicitations à l’achat.

Soldes à 4 semaines, une bonne affaire pour les français

> Décryptage promotion

Ces résultats ne sont pas très surprenants. La durée de 6 semaines était bien sûr trop longue, plus du tout adaptée aux rythmes actuels des activations commerciales. 4 semaines, c’est d’ailleurs peut-être encore trop long.

La question est de savoir comment rythmer l’activité commerciale annuelle avec des événements pertinents par rapport aux besoins et envies des shoppers. Et cela se présente très différemment selon les secteurs d’activités. A l’origine les soldes étaient destinées à liquider des articles, surtout textiles, en fin des 2 saisons d’hiver et d’été. Quelle pertinence aujourd’hui avec le renouvellement plus rapide des collections ? Et quelle pertinence de ce rythme biannuel pour des articles sans évolution significative ou à évolution permanente (High Tech, …)

Il n’en est pas moins vrai que les soldes restent un événement commercial global et fédérateur pour tous les commerces et qui ne peut vraiment être remplacé par une dispersion des actions commerciales moins impactantes.

Les shoppers ne font-ils pas de différences entre les soldes et les promotions ? Ceci est sans doute aussi à nuancer selon les secteurs. Notons aussi que les promotions sont à l’origine plutôt liées à l’activation des PGC qui ne connaissent pas les soldes.

Dernière remarque sur ces résultats. Les raisons marketing et de développement durable nous semblent survalorisées. Probablement en raison de la méthodologie d’enquête par questions fermée qui implique un fort niveau de suggestion.

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